dimanche 19 octobre 2014

Courson, le bouquet final

Je vais à Courson depuis près de 10 ans, presque à chaque édition. Cette fête des plantes a fait grandir, presque fait naître ma passion du jardin. 

Sandra, David et Cécile devant l'entrée du château


Les premières fois, je me perdais dans le dédale des allées bordées de stands tous plus merveilleux les uns que les autres, j’étais débordée par l’abondance et la beauté de tout ce qui s’offrait à moi !

Au fil du temps, j’ai apprivoisé les lieux, et à présent j’y suis comme chez moi, connaissant la plupart des exposants et leur emplacement, de mes préférés que je ne manque jamais jusqu’à ceux auxquels je ne jette plus qu’un vague coup d’œil.

Thierry Delabroye, toujours le n°1 pour moi :














Les roses Loubert, représentées par l’adorable M. Chène (qui m’a signalé qu’il avait un nouveau stock du rosier ‘Souvenir de Trélazé’ : avis aux amateurs) :

Un choix énorme de rosiers à racines nues





Le Domaine de la Source et ses beaux asters :

Matthieu Vermes





Toujours des merveilles chez Ferdinandushof :







Meers, un de mes stands de vivaces favoris, pour leur très beau choix à des prix raisonnables pour le lieu :






Promesse de fleurs, les rois des associations :





La très jolie pépinière du Lac des Sapins, dont le stand regorgeait de belles trouvailles :







Malgré cette familiarité, Courson sait aussi toujours me surprendre : à chaque fois, j’y découvre de nouvelles plantes qui m’émerveillent, me ravissent, m’étonnent… et qui sautent un peu trop souvent dans mon panier. Je vous en montre quelques-unes qui ont attiré mon attention cette fois, mais il y en a eu bien d’autres encore :

Ajania bellania 'Bengo Weiss'


Persicaria 'Orange Field'

Saxifraga 'Blackberry and Apple Pie'

Nepeta giovaniana

Isodon longitubus 'Tube Socks'

Isodon 'Araban'


Courson est aussi depuis quelques saisons une occasion précieuse de retrouver tous ces jardiniers, blogueurs et pépiniéristes amis qui me font chaud au cœur, une vraie famille de passionnés ! Je ne peux plus m’y promener sans dire bonjour à quelqu’un toutes les 10 minutes, et c’est un grand bonheur pour moi qui me sentais si seule dans mon goût du jardin il y a peu encore.

Maurice (Laurent) et André (Eve)

La maman de Valérie, Anne (Etat sauvage), David et Cécile

Dany, fervente lectrice des blogs jardins, et Valérie


Momo et David

Cécile et Sylvaine

Patricia et son mari
Photo de famille


Cette fois, c’est le cœur un peu lourd que j’ai arpenté les allées… En 10 ans, pas une fois je n’ai trouvé le temps de visiter le parc, pourtant absolument splendide. Et cette fois encore, c’est raté ! L’attrait des plantes, auquel est venu s’ajouter avec le temps le plaisir de retrouver les amis, sont plus forts que tout.





Je me permets au passage de dénoncer David : j’ai oublié mon appareil photo entre ses mains quelques minutes et regardez un peu la série de selfies que j’ai retrouvée dedans !




La meilleure pour la fin… Oui oui, c’est bien le fond de la gorge de ce cher David (du moins, j’espère qu'il s'agit bien de cet organe…).




Courson, c’est bel et bien fini, et j’ai la gorge qui se serre en l'écrivant. Au cas où quelqu’un l’ignorerait encore : la prochaine fois, ce sera à Chantilly, bien loin de chez moi, et du coup sans doute sans moi.




Pardon pour cet article à rallonge, mais il me semble que Courson méritait bien un dernier hommage ! Je vous parlerai bientôt de mes achats (bien gardés par David à la sortie de la consigne).


lundi 6 octobre 2014

Les achats de Saint Jean (2)

La dernière fois (clic), je n’avais pas terminé de vous présenter tout ce que j’ai rapporté de Saint Jean. Vous êtes prêts pour la suite ?

Chez Ferdinandushof (à qui j’avais déjà acheté la belle Sphaeralcea incana et l’aster ‘Pink Buttons’), j’ai aussi craqué pour la très légère Succisella inflexa ‘Frosted Pearls’. C’est une cousine de la scabieuse, qui porte de l’été aux gelées des myriades de petites fleurs rondes d’un bleu très pâle. Je l’ai associée dans le jardin à un pennisetum villosum, et j’ai hâte d’admirer le duo l’été prochain.



J’ai aussi ramené plusieurs agastaches. D’abord, ‘Red Fortune’, qui n’a de red que le nom. Ses épis sont en fait d’un rose un peu fané que j’aime beaucoup.



Puis, j’ai acheté sous deux noms différents deux agastaches qui sont en fait, je crois, la même : ‘Blue Boa’ et ‘Blue paradise’. Impossibles à distinguer les uns des autres, leurs épis d’un bleu violacé sont plus gros que ceux des autres variétés, et la floraison est extra longue.



On continue avec l’échinacée ‘White Double Delight’. Les échinacées, j’en suis un peu revenue… Chez moi, elles ne meurent pas mais ne s’étoffent pas non plus, et font une ou deux pauvres tiges chaque année, porteuses d’une floraison plutôt misérable. Mais ! Car il y a un mais : une variété fait exception à cette triste règle, ‘Pink Double Delight’. Dès l’année de sa plantation, celle-ci s’est montrée vigoureuse et florifère. Alors, quand je suis tombée sur sa toute nouvelle petite sœur blanche sur le stand du Châtel des vivaces, je n’ai pas résisté longtemps.



Les feuillages pourprés du sedum ‘Xenox’ et de l’euphorbe ‘Red Velvet’ ont aussi sauté dans mon panier :



J’ai fait une belle découverte sur le stand du jardin du Morvan : conoclinium coelestinum, un cousin vivace de nos ageratums annuels, qui fleurit à la fin de l’été sur un beau feuillage doré.



Chez Hortus Veneris, j’ai craqué sur le superbe chrysanthème ‘Orchid Helen’. Je n’en ai pas encore beaucoup au jardin, et je sens que celui-ci va me plaire ! Comme sur le stand, je l’ai associé dans mon jardin à l’aster ‘Lady in Black’ : le petit cœur rose de ses fleurs répond parfaitement à la teinte du chrysanthème.



Deux plantes pour l’ombre : la délicate Tinantia pringlei, qui offre ses petites fleurs mauves d’avril aux gelées (si si, c’est ce qu’on m’a promis).



Et rabdosia effusa (ou isodon effusum), une floraison bleue légère et abondante pour éclairer l’arrière saison.



J’en finis avec la campanule ‘Reifrock’ et ses jolis jupons blancs, que j’ai déjà perdue une fois :



Et la très belle salvia ‘Dyson’s Joy’, un vrai coup de coeur :




Qu’est-ce que c’était bien ! Et le meilleur, c’est que je recommence dans moins de 2 semaines à Courson...

jeudi 2 octobre 2014

Les achats de Saint Jean

Samedi dernier, j’étais à Saint Jean de Beauregard où j’ai eu le grand plaisir de passer la journée avec Arnaud, puis avec Sandra qui nous a rejoints pour l’après-midi. Pour le déjeuner, nous avons retrouvé toute une bande de blogueurs et jardiniers passionnés pour manger ensemble dans le verger. Il y avait moins de monde qu’au printemps, mais c’était tout aussi réjouissant !

Sylvaine, la maman de Valérie, Eliane et son mari, Patricia, Anne, Valérie, Sandra,
le mari de Patricia, Armelle, moi et Arnaud


Si vous voulez voir plus de photos de Saint Jean, je vous invite à consulter mon album Facebook en cliquant ici.

Mais venons-en à l’essentiel ! Une fois de plus, on ne peut pas dire que je me sois beaucoup restreinte… Jetez un œil à mes sacs à la sortie de Saint Jean :



Alors, il y avait quoi dans mon panier mes multiples sacs ?

Des asters, bien sûr – et pourtant, j’ai trouvé que l’offre proposée était nettement moins abondante que l’an dernier. J’en ai quand même rapporté 8, que des merveilles…
D’abord le beau ‘Pink Buttons’, accompagné de ses deux parents (que voulez-vous, j’ai le cœur tendre : je ne pouvais pas séparer la famille) : Vasterival et Coombe Fishacre.



Puis, des grands, pour meubler le fond de mon très vaste nouveau massif : ‘Lady in black’, que j’avais perdu, ‘Calliope’, aux belles tiges noires et aux fleurs bleu violet, et ‘Rosanna’, aux fleurs d’un rose violacé.



Enfin, deux plus petits : ‘Twilight’, aux grandes feuilles surprenantes et à la somptueuse floraison bleue (annoncé pour 1m de haut), et le divaricatus, perdu l’an dernier, qui pousse à l’ombre. 



Ensuite, influencée par Arnaud qui les adore, j’ai ramené quelques belles graminées.
Le carex ‘Everillo’, lumineux à l’ombre :



La superbe Stipa arundinacea 'Sirocco', recommandée par Arnaud. En voyant sa photo, je ne regrette pas de l’avoir achetée !

Photo d'Arnaud


Et encore : Muhlenbergia capillaris, pennisetum villosum et le sombre panicum ‘Rotstrahlbusch’.



On continue avec 3 persicaires, qui font partie de mes plantes fétiches pour l’été : persicaria amplexicaulis ‘High Society’ (fleurs saumon, elle a été plantée dans le massif abricot pourpre) ; persicaria amplexicaulis ‘Alba’, un second pied tant celui que je possède m’a charmée cette année ; et persicaria nepalensis, un joli couvre-sol aux teintes changeantes, pour l’ombre.


Puis 4 heuchères qui déclinent des tons de pourpre : ‘Georgia Plum’ et ‘Sugar Berry’, rose sombre, ‘Black Sea’ et ‘Obsidian’, presque noires. J’aime beaucoup marier leurs feuillages avec le rose pâle ou l’abricot.



J’en finis pour aujourd’hui avec la très belle Sphaeralcea incana, repérée sur le blog de Valou et aussitôt commandée chez Ferdinandushof. Elle a été plantée dans le massif abricot pourpre :




Ce n’est pas tout, non, loin de là ! Mais je ne voudrais pas vous lasser… La suite arrivera donc dans le prochain article.

mercredi 10 septembre 2014

Travaux d’automne

Il est vrai que l’automne n’est pas encore tout à fait là, mais vous avez peut-être compris que la patience n’est pas mon fort… J’ai donc déjà entamé de nouveaux aménagements dans le jardin.

A l’arrière de la maison, j’ai créé au cours des deux dernières années un grand massif dans des teintes de pourpre, bleu et rose pâle, qui s’appuie sur une haie de persistants. Je n’ai malheureusement pas de photos en plan très large de cette zone, sans doute parce que je suis pour l’instant pas vraiment satisfaite du résultat. Voilà quand même quelques clichés qui vous donneront une idée de l’ambiance de ce massif. Au début, il n’y avait rien du tout :

Ah si, il y avait un petit tracteur rouge...


Le bord de la maison a été bordé d’hydrangeas :



Beaucoup de rosiers, d'arbustes et de vivaces ont été plantés, et cette année, on rencontrait par là des scènes comme celles-ci :


Je sais que j'ai dit qu'il y avait du bleu dans ce massif, et ça ne se voit pas beaucoup... Mais ça fait justement partie des points à améliorer !




Mais le plus gros restait à faire ! La haie de persistants dont je vous parlais plus haut était déjà présente quand j’ai acheté la maison. Je l’ai toujours trouvée sans grand intérêt, mais elle nous sépare des voisins qui, sans elle, auraient une vue directe sur le jardin : pas question donc de tout raser. Mon projet était d’en supprimer les arbustes les plus laids, et de border le reste d’une ceinture de rosiers et de vivaces pour la rendre plus intéressante. J’y pense depuis 2 ans, et cette fois c’est en bonne voie ! J’ai commencé par dessiner les contours du projet avec des pierres et des briques (on fait avec ce qu’on trouve dans les coins du jardin…) :

Vous les voyez, tous ces gros arbustes poussés n'importe comment, à l'arrière de mon massif ? 

On arrondit les angles...


Vue dans l'autre sens


Et là je vous entends déjà me plaindre à l’idée des efforts à fournir pour arracher tout ce gazon et bêcher ma terre lourde et argileuse… Je vous rassure, je ne l’ai pas fait moi-même mais j’ai confié cette lourde tâche à Sandrine, mon assistante jardinière de compétition qui me donne un (gros) coup de main pour les travaux de force au jardin. Une personne qui possède à la fois la force et l’endurance nécessaires pour réaliser ce type de travaux, et l’amour du jardin qu’il faut pour travailler tout en délicatesse et sans jamais abîmer aucune plante, je peux vous dire que c’est précieux… Sandrine, un grand merci : le jardin n’aurait jamais évolué si vite sans vous !

Donc, quand Sandrine passe, le gazon trépasse et la terre en est toute retournée. Voilà le résultat en étapes :

Avant

Pendant

Après : ouste les arbustes trop moches ! C'est vide, mais ça va repousser...
Gazon arraché, terre bêchée... Ça avance petit à petit.





Il ne reste plus qu’un petit bout qui fait de la résistance : son sort sera réglé demain matin.

Un dernier petit effort...


A moi de jouer maintenant : je vais faire livrer du compost pour en épandre une bonne couche sur tout ce nouveau (très grand) terrain de jeu, et viendra ensuite le meilleur… les plantations bien sûr. Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessus, j'ai déjà planté les petits bâtons qui marquent les emplacements des rosiers à venir. Et j'ai posé quelques pots par ci par là, en attendant de trouver le temps de les planter...


Je suis aussi en train de faire des plans, des listes, des commandes… Je vous en reparle très vite !