mardi 30 juin 2015

Périple en Belgique, jour 1 : la pépinière Foucart

J’en rêvais depuis longtemps mais je ne me sentais pas de prendre le volant seule pour un si grand voyage… Et voilà que grâce à mon amie Sandra, le rêve est devenu une réalité le week-end dernier : nous sommes parties toutes les 2 dans son ENORME Espace (détail important pour la suite) pour 3 jours de délires jardiniers en Belgique. 3 jours de découvertes, d’émerveillement, de partage, d’amitié, de franche rigolade aussi… Une fabuleuse parenthèse qui restera longtemps dans ma mémoire, et après laquelle j’ai bien du mal à atterrir.

Notre programme était très chargé et très serré. Dès le premier jour, nous avons visité trois jardins d’exception : celui de la pépinière Foucart à Lesdain, celui d’Isabelle et celui de Bénédicte. Trois ambiances très différentes mais tout aussi émouvantes… Vous me suivez ?

Après un départ en fanfare à 7h du matin (6h15 pour Sandra) et 3 bonnes heures de route, l’arrivée chez les Foucart me donne l’impression d’entrer dans les nombreuses photos que j’ai vues de ce lieu mythique. Une impression qui persistera tout au long du week-end… Tant d’endroits qui m’ont inspirée sur les blogs et que j’ai enfin découverts en vrai !


La pépinière Foucart, c’est un jardin de passionnés tissé au fil de nombreuses années, un délicieux fouillis de roses dans lequel on se perd avec bonheur.





Sandra dans les roses


Où que l’on regarde, des merveilles sont à découvrir. Les rosiers grimpent dans les arbres, fleurissent à foison même à l’ombre, s’enlacent les uns les autres… Les jolies associations et les détails de charme ne manquent pas non plus.










L'occasion de découvrir bien des beautés... dont certaines dont j'ai hélas égaré le nom.

Belle inconnue

Celsiana

Robin Hood

Super Koster

Baron Girod de l'Ain

Petite de Terre Franche


Les Foucart, ce sont aussi les obtenteurs de roses d’exception.  Deux belles personnes généreuses et touchantes, qui ont un plaisir évident à présenter leurs roses et leur jardin. 


Plusieurs de leurs créations étaient déjà dans mon jardin grâce à la gentillesse d’Isabelle, de David et de Laetitia qui me les avaient envoyées ou apportées ces 2 dernières années. J’ai eu le grand plaisir d’en découvrir d’autres sur place.

Marc Knaepen

Princesse Violette

Fête des roses

Luc Noël

Emile 
Suzanne

L'infinie douceur de Mélanie

Isabelle y est comme chez elle, en vraie fille spirituelle des Foucart.


Comment il s'appelle celui-là déjà Isabelle ?



Il est déjà temps de repartir… Merci encore Isabelle de nous avoir fait découvrir ce lieu hors du commun !




Prochaine étape : le jardin d’Isabelle. Je vous raconte tout demain (enfin j’essaye…).

jeudi 30 avril 2015

Les reines du premier printemps

Vite, vite, il faut que je vous parle de mes tulipes avant qu’elles ne soient toutes fanées… Elles sont très belles cette année, mais la sécheresse prolongée a écourté leur floraison, et maintenant ce sont les fortes pluies qui les achèvent.

On peut dire que je me suis donné du mal : à l’automne dernier, j’ai planté plus de 1000 bulbes un peu partout dans le jardin (et je déteste planter des bulbes). Pas uniquement des tulipes, évidemment, mais quand même un certain nombre… et j'ai profité ces dernières semaines du résultat. Bien sûr, il y a toujours quelques déconvenues, des couleurs ou des formes qui ne sont pas celles que l’on espérait, des associations qui ne fonctionnent pas tout à fait… mais dans l’ensemble, elles composent des tableaux printaniers qui me ravissent.

Il y a les toutes douces…








Les plus soutenues dans les teintes qui me sont chères…











Et des associations de couleurs plus osées (pour moi), mais que j’aime aussi  beaucoup…






Le gros problème des tulipes, ce sont leurs jambes toutes nues (hein Marie ?) : à cette période de l’année, peu d’autres fleurs sont épanouies, et les tulipes sur la terre nue… c’est pas terrible. Ici, la question est souvent réglée par les myosotis : ils se ressèment comme des fous partout dans le jardin, et je les déplace là où j’en ai besoin à l’automne ou en début de printemps. 




J’aime beaucoup le flou vaporeux qu’ils apportent à la silhouette un peu raide des tulipes.





J’aime aussi l’association avec les camassias, qui s’épanouissent alors que les tulipes perdent peu à peu de leur superbe :


Ou avec le polémonium ‘Northern Light’, bleu très doux :



Tulipe pourpre et euphorbe du même ton, ça marche aussi :




Je finirai par mon coup de cœur de l’année : la tulipe ‘Abigail’, qui commence comme un cornet de glace verdâtre d’où émerge à peine un peu de framboise, pour finir avec une exubérance digne d’une pivoine.


mardi 28 avril 2015

Merveille de printemps : malus ‘Brandywine’

Voilà bien longtemps que je n’ai pas écrit sur ce blog… Non pas que l’envie de partager l’évolution de mon jardin avec vous ait disparu, mais je cours sans cesse après le temps. Et lorsqu’il faut choisir entre s’occuper du jardin et bloguer, je n’hésite pas longtemps. Cependant, je vais essayer de m’astreindre à un peu plus de régularité, car le blog me manque !

Une petite info pour ceux qui ne le sauraient pas encore : si je ne suis pas très assidue sur le blog, je publie beaucoup plus régulièrement des photos du jardin sur Facebook. Vous pouvez suivre la page de mon blog en cliquant ici, puis sur « J’aime ».

Pour mon retour, j’aimerais vous parler d’un très bel arbuste qui est arrivé dans le jardin l’an dernier, mais dont j’ai découvert la floraison pour la première fois ces derniers jours. Il s’agit du malus ‘Brandywine’, un pommier d’ornement qui me vient de la belle pépinière Mela Rosa. Eh oui, ils ne proposent pas que des rosiers, mais ont aussi une vaste collection de pommiers et poiriers, pour le plaisir des papilles ou pour celui du regard.

Ce malus a la réputation d’offrir des fleurs qui ressemblent à des roses : vous comprenez pourquoi il m’a plu. En boutons, il m’évoque plutôt de petites fraises, mais je suis déjà sous le charme :



Lorsque les fleurs se déploient, quelle grâce et quelle délicatesse ! Je ne me lasse pas de le contempler.





Il est encore tout petit, mais la floraison est déjà généreuse. Je l’ai choisi greffé sur un porte-greffe nanifiant : ainsi, il ne devrait pas dépasser 3 m à l’âge adulte, une taille parfaite pour cet endroit du jardin.





Alors, qu'en pensez-vous : n'est-il pas irrésistible ?

Je vous quitte avec la première rose du jardin, ouverte depuis quelques jours…

'Elie Beauvilain', rosier noisette grimpant et remontant. Un de mes chouchous, et toujours un des premiers fleuris !